De toutes les arthropathies, l’arthrose, ou usure du cartilage, est la plus courante. L’arthrite, elle, peut relever d’autres pathologies, dont les maladies auto-immunes. Toutes ces affections rendent le mouvement difficile, et surtout très douloureux. Or les antalgiques et anti-inflammatoires couramment prescrits se révèlent toxiques à long terme. Des alternatives naturelles peuvent soulager et parfois même ralentir l’évolution.

Sans articulations, nous serions des êtres peu mobiles, un peu comme des végétaux. Leur importance est donc capitale, et si l’une d’entre elles vient à se gripper, notre corps souffre d’un véri­table handicap. L’évolution d’une arthropathie est très variable d’un individu à l’autre. Néan­moins, mieux vaut consulter dès les premiers signes pour une prise en charge la plus précoce possible.

Une articulation se compose d’un ensemble d’éléments qui relie deux os, un os et un car­tilage, ou deux cartilages, et permet le mouve­ment de l’un par rapport à l’autre. Cette mobilité varie considérablement selon l’articulation. On en distingue trois types.

  • Mobiles: les extrémités osseuses sont prises dans une capsule qui contient une cavité liqui­dienne sur laquelle elles s’appuient pour réaliser des mouvements de grande amplitude.
  • Semi-mobiles: les os sont reliés entre eux par un disque cartilagineux qui ne permet que des mouvements de faible importance (articulations entre les vertèbres).
  • Fixes: les os sont solidement unis les uns aux autres (ceux du crâne).

Il existe un grand nombre de maladies susceptibles de les affecter de façon sévère et durable. Mais on peut les prévenir ou, du moins, en ralentir l’évolution.

L’arthrite est une atteinte inflammatoire de l’articulation alors que l’arthrose en est une atteinte « mécanique ».

CLASSIFICATION SIMPLIFIÉE

On appelle arthropathie toute affection d’une ou plusieurs articulations.

  • Arthrose: il s’agit d’une dégénérescence du cartilage, sans infection ni inflammation. Celui-ci s’amincit, se fissure et s’effrite avant de disparaître. En même temps, de la substance osseuse prolifère à son contact, fabriquant des excroissances qui viennent limiter la mobilité articulaire. De toutes les arthropathies, l’ar­throse représente l’affection la plus fréquente.
    Il est assez difficile d’évaluer le nombre exact de personnes atteintes d’arthrose car beaucoup d’entre elles en souffrent sans pour autant être diagnostiquées. Néanmoins, on estime entre 9 et 12 millions le nombre de Français qui consultent chaque année pour cette pathologie, chiffres en constante augmentation.
  • Arthrite: à la différence de l’arthrose, qui est une maladie, c’est un symptôme qui désigne toute affection inflammatoire articulaire, aiguë et/ou chronique (conjonction de douleur, rou­geur, chaleur et gonflement). Les causes les plus fréquentes sont la polyarthrite rhumatoïde (PR), le rhumatisme post-infectieux, la spondylar­thrite ankylosante (SM), la polyarthrite chro­nique juvénile. Dans cette classe, on inclut aussi les arthro­pathies métaboliques: goutte (accumulation de cristaux d’acide urique), hémochromatose (accumulation de fer), maladie de Wilson (accu­mulation de cuivre). Pour tout savoir sur l’arthrite et trouver des solutions lisez notre article complet sur le sujet.
  • Arthropathie neurogène: l’articulation est tou­chée, conséquence de l’atteinte du tissu nerveux dont il dépend. Elle se caractérise par une perte de la sensibilité à la douleur, une destruction progressive et un remaniement, parfois considé­rable, de l’articulation. Le diabète mal équilibré constitue la cause la plus fréquente, les para­plégies et tétraplégies traumatiques viennent ensuite (accidents de la route, surtout).

Les distinctions portent essentiellement sur :

Les causes

  • Les arthrites ont des causes infectieuses (arthrite septique), immunitaires (polyarthrite rhumatoïde), métaboliques (goutte).
  • Les arthroses ont des facteurs favorisants comme les anomalies anatomiques (genou, hanche), la surcharge pondérale (obésité, surpoids) ou les traumatismes (sportifs, notamment).

La douleur

  • Elle est de type inflammatoire dans l’arthrite, nocturne, en fin de nuit, non calmée par le repos.
  • Elle est mécanique dans l’arthrose, déclenchée par la mise en charge ou la mobilisation de l’articulation et calmée par le repos.

Les signes locaux

  • Dans l’arthrite, la déformation de l’articulation est « chaude » car elle s’accompagne de signes inflammatoires (rougeur, chaleur).
  • Dans l’arthrose, la déformation de l’articulation est « froide » et ne s’accompagne d’aucun signe local d’inflammation.

Les signes biologiques

  • La vitesse de sédimentation globulaire est accélérée dans les arthrites.
  • Elle est normale dans l’arthrose.

Le saviez-vous ?

Notre corps est un vrai puzzle d’os qui compte environ 360 articulations selon la répartition suivante:  • crâne: 86 • larynx: 6 • cage thoracique: 66 • colonne vertébrale et bassin: 76 • membres supérieurs: 64 • membres inférieurs: 62